Les Non Fungibles Tokens en questions
Trump est-il beau comme une orange ?
Connaissez-vous Roccaraso?
Son chapeau était rond, mais elle n’était pas bretonne
Le monde numérique ne cesse de s’enrichir de technologies nouvelles et… d’espoirs de gains faciles. L’aventure des NFT (Non Fungible Tokens ou Jetons non fongibles), derniers-nés des innovations crypto, en est un nouvel exemple.
De la même façon que les crypto-monnaies ont donné lieu à des spéculations folles, les NFT viennent de s’illustrer en moins d’une poignée d’années par des cotations, prix, valeurs, complétement insensés. La faute à l’argent facile, aux taux d’intérêt anormalement bas, à la fameuse greed qui a ravagé le monde en commençant par celui de la finance américaine ?
Le fait est là, il y a eu une folie NFT comme il y a eu une folie crypto-monnaies ! Les mêmes causes produisant les mêmes effets : les prix qui avaient connu des sommets se sont effondrés, illustrant le propos de Warren Buffet « C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus » laissant derrière eux quelques faillites.
Mais aussi, la mer se retirant, les excès disparaissant, il demeure que les NFT sont, une technologie riche en possibilités, en cas d’usage et en applications. En posant quelques questions sur cette nouvelle technologie, l’auteur a cherché à montrer qu’une fois les excès passés, de nouveaux outils doivent être mis en valeur. Découvrez les enjeux et les opportunités qui se dessinent pour l'avenir.
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La contemplation des exploits récents de Donald Trump peut conduire à deux attitudes opposées : l’une qui s’émeut et annonce la fin de la démocratie américaine, l’autre qui prend ses distances, et paraphrase le Duc de Talleyrand-Périgord en jugeant qu’on peut tout faire avec la violence verbale ou physique sauf s’assoir dessus. L’humour n’est pas une arme absolue, mais il aide…
Néanmoins, il faut savoir se montrer civilisé et quel que soit l’adversaire ne risquer au pire que de se faire apostropher comme les troupes de Louis XIV par le prince Guillaume d’Orange : « Oh ! l’insolente nation ! ».
Allons, j’en profite : traité d’insolent par un Orange, je laisse tomber cette question redoutable de simplicité : « Trump est-il beau comme une orange ? » Je reconnais que l’emprunt à un de nos grands poètes est un peu facile, mais il est tentant ! Le Président des Etats-Unis se présente devant les publics et sur tous les médias, le visage recouvert d’un produit à deux doigts du minium et pas loin des pâtes pour l’entretien des couverts en métal argenté.
Il est clair que cela intéresse beaucoup de monde à commencer par les médias qui, justement, ont lancé cette question à la fois poétique et pertinente : peut-on dire que Trump est beau comme une orange ? Notez bien que la question est délicate et qu’on a évité une paraphrase insultante et grossière qui aurait été « Trump est-il bleu comme une orange ? ».
Bleu ? Cela ne vous dit rien ? C’est dans le film Avatar. Cela aurait été complétement hors de propos que de croire qu’on peut peindre le Président des Etats-Unis en bleu. Bien que germanique par ses grands-parents, sa famille n’était pas d’origine prussienne : enduire Donald de bleu aurait été une faute. En revanche, insister sur la couleur Orange n’est pas hors de propos car réellement le visage de Donald Trump est de couleur orange. Pour le reste on ne sait pas. On n’a pas de photos récentes de Trump à cheval, un peu comme on en a de Poutine, torse nu, pectoraux tendus et ventre sous contrôle. C’est un peu dommage car cela ternit la revendication de transparence du président des Etats-Unis. Imaginez un exercice de pensée : le visage orange du Président ne serait que la partie émergée de l’iceberg : tout le reste serait orange partout, de la tête au pied.
Les exercices de pensée ne sont jamais innocents : on n’en imagine jamais les conséquences politiques et sociales. Les électeurs américains (républicains) découvriraient qu’ils ont élu un « colored » et non pas un blanc pur sucre. Inévitablement, il leur viendrait à l’esprit qu’ils ont été trompés. Sentiment d’autant plus difficile à supporter que des démocrates ne manqueraient pas de suggérer qu’il ne s’agit pas seulement d’une anomalie génétique mais aussi d’un soin de beauté. Comme certains se font tatouer, d’autres recherchent une sorte d’harmonie esthétique en changeant de couleur, comme on peut se travestir pour une fête déguisée.
Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : on peut avoir envie de se travestir sans être pour autant un travesti : le désir d’être orange ne renvoie pas nécessairement à des options sexuelles. La preuve ? Elle est presque évidente mais il faut remonter dans le temps et retrouver les bonnes vieilles publicités, un peu simplettes où on pouvait lire « pschitt orange, pour toi mon ange ». En ces temps-là, la couleur orange n’était pas déviante et renvoyait à des relations dépourvues de violence et de lutte « me-too ».
Trump est orange, par choix. Il aurait pu choisir d’être bronzé mais cela l’aurait trop rapproché de Barak : la confusion aurait fait rater la seconde élection. On a vu qu’il ne pouvait pas être bleu. Rouge ? S’il avait, pour faire beau, décidé d’enduire sa peau de rouge ? Pour certains électeurs républicains élire un peau-rouge serait à peu près aussi incongru qu’élire un « black » !
Pourquoi Donald Trump n’a-t-il pas tout simplement choisi d’être blanc ?
La réponse est malheureusement tragique : le blanc, c’est la couleur des malades. On ne dit pas « rose comme un linge ». Et les Français savent bien que les roses blanches ne parlent pas du bonheur.
Et de toute évidence, le président Trump est en pleine forme : orange s’imposait donc.
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