Soliloques sur le vaste Monde, février 2025

Les Non  Fungibles Tokens en questions

Trump est-il beau comme une orange ?

Connaissez-vous Roccaraso?

Son chapeau était rond, mais elle n’était pas bretonne

 

Les Non  Fungibles Tokens en questions

 

 

Le monde numérique ne cesse de s’enrichir de technologies nouvelles et… d’espoirs de gains faciles. L’aventure des NFT (Non Fungible Tokens ou Jetons non fongibles), derniers-nés des innovations crypto, en est un nouvel exemple.

De la même façon que les crypto-monnaies ont donné lieu à des spéculations folles, les NFT viennent de s’illustrer en moins d’une poignée d’années par des cotations, prix, valeurs, complétement insensés. La faute à l’argent facile, aux taux d’intérêt anormalement bas, à la fameuse greed qui a ravagé le monde en commençant par celui de la finance américaine ?

Le fait est là, il y a eu une folie NFT comme il y a eu une folie crypto-monnaies ! Les mêmes causes produisant les mêmes effets : les prix qui avaient connu des sommets se sont effondrés, illustrant le propos de Warren Buffet « C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus » laissant derrière eux quelques faillites.

Mais aussi, la mer se retirant, les excès disparaissant, il demeure que les NFT sont, une technologie riche en possibilités, en cas d’usage et en applications. En posant quelques questions sur cette nouvelle technologie, l’auteur a cherché à montrer qu’une fois les excès passés, de nouveaux outils doivent être mis en valeur. Découvrez les enjeux et les opportunités qui se dessinent pour l'avenir.

Connaissez-vous Roccaraso?

 

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour que ce mot devienne une clé de la réflexion politique française. On n’entrera pas ici dans le débat qui a opposé réalisme primaire pratique à envolées lyriques politiques. Quelqu’un a fait remarquer que si les Français restent si longtemps à table, ce n’est pas pour manger mais pour discuter : on peut sérieusement en conclure que les politiciens français restent trop longtemps à table et pas assez en face de leurs électeurs !

La question de la submersion pourtant est bien là, factuellement, sociologiquement, socialement. Plutôt que de caractériser le seul déplacement de migrants autorisés ou non autorisés, on découvre progressivement que ce sont des pans entiers de la vie en société qui sont concernés. On finira peut-être par conclure que le trait dominant de la nature humaine est d’être submersive, lorsqu’on positive les évènements, ou submergée quand on les prend mal !

Foin de théories et d’idées générales ! Il faut entrer dans le dur, dans le concret : qu’est-ce que cette grande affaire de la submersion telle qu’elle vient de se tailler une place de choix dans nos sociétés et leurs débats en place publique ?

Vous ne connaissez surement pas Roccaraso, un domaine skiable italien situé dans les Abruzzes à l’est de Rome. Le dimanche 26 janvier des milliers de touristes ont déferlés dans cette petite station de sports d’hiver. En cause, une promotion sur les réseaux sociaux. Une véritable invasion bien au-delà des capacités d’accueil de la station. Une erreur de casting ? Mais non ! pensez simplement à la submersion des touristes en été à Venise. Les habitants vivent un cauchemar de bruits de roulettes et d’incivilités en tous genres. Vous connaissez en revanche Dubrovnik en Croatie : Le nombre de touristes annuels s’y établit à 20 pour un habitant (42 615 habitants : faites le calcul ! ). Les autorités locales réfléchissent à une taxe punissant les valises à roulettes qui sont à l’origine de bruits infernaux.

La submersion est un phénomène qui se déploie à l’échelle d’une ville, d’une rue ou même d’un musée : le Louvre en est atteint par l’incroyable nombre de gens qui s’accumulent dans l’espoir de poser un regard sur Mona Lisa. Avant d’y parvenir et pour tromper leur attente, ils auront consommé des amuses gueules et des canettes de n’importe quoi et les auront mis où ils peuvent !

La liste est longue et certains sites chinois, la grande muraille par exemple, en sont victimes. On pourrait tristement évoquer le cas des « montagnes à conquérir » qui attirent des « alpinistes » de plus en plus nombreux : ici ce ne sont pas les valises à roulettes qui créent des désagréments mais l’incroyable accumulation d’ordures qu’ils laissent durant leurs courses. Et au sommet, on assiste à de dangereux embouteillages !

Que se passe-t-il donc dans l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi des masses de gens viennent-ils s’entasser dans des endroits qui ne sont pas conçus pour cela ? On ne peut-on pas imaginer que l’humanité entière pourra se déplacer à loisir partout où on lui dira que le voyage vaut le coup ? que la seule limite aux voyages réside dans la capacité d’accueil des aéroports ou des ports maritimes et que par conséquent, ce n’est qu’une question d’investissements ? Faut-il en venir à penser que la terre est devenue trop petite à force d’y accumuler les populations ?

S’y ajoute les risques inhérents au comportement de l’humanité se déplaçant en masse. L’individu visitant seul une église, un musée, une rue dans une ville, une plage dans une ile, s’efforce, incité ou obligé, à « se tenir », c’est-à-dire à se comporter civilement en respectant, et ses propres valeurs de vie en société, et celle du lieu dans lequel il se trouve. On observe que ce n’est pas vrai des foules qui se déplacent et que le manque de rigueur et de respect à l’égard des populations d’accueil en sont une caractéristique. Plus la foule est importante, plus la désinvolture et la mauvaise éducation font leurs ravages orduriers. La fameuse affaire des ordures et équipements abandonnés tout au long des pistes qui conduisent vers les grands sommets d’Asie en est une belle illustration.

La création de métavers touristiques sera probablement une solution ou bien la multiplication d’écrans géants permettant à des milliers de gens de tout voir sans se déplacer. Ou bien, adopterons-nous la technique de la transposition. Après tout la grotte de Lascaux en est à sa quatrième version. Elle est toujours localisée en Dordogne, proche du lieu même de la grotte originale. Les prochaines versions seront-elles installées en Chine, ou aux Etats-Unis ?

 

Trump est-il beau comme une orange ?

 

 

La contemplation des exploits récents de Donald Trump peut conduire à deux attitudes opposées : l’une qui s’émeut et annonce la fin de la démocratie américaine, l’autre qui prend ses distances, et paraphrase le Duc de Talleyrand-Périgord en jugeant qu’on peut tout faire avec la violence verbale ou physique sauf s’assoir dessus. L’humour n’est pas une arme absolue, mais il aide…

Néanmoins, il faut savoir se montrer civilisé et quel que soit l’adversaire ne risquer au pire que de se faire apostropher comme les troupes de Louis XIV par le prince Guillaume d’Orange : « Oh ! l’insolente nation ! ».

 

Allons, j’en profite : traité d’insolent par un Orange, je laisse tomber cette question redoutable de simplicité : « Trump est-il beau comme une orange ? » Je reconnais que l’emprunt à un de nos grands poètes est un peu facile, mais il est tentant ! Le Président des Etats-Unis se présente devant les publics et sur tous les médias, le visage recouvert d’un produit à deux doigts du minium et pas loin des pâtes pour l’entretien des couverts en métal argenté.

 

Il est clair que cela intéresse beaucoup de monde à commencer par les médias qui, justement, ont lancé cette question à la fois poétique et pertinente : peut-on dire que Trump est beau comme une orange ? Notez bien que la question est délicate et qu’on a évité une paraphrase insultante et grossière qui aurait été « Trump est-il bleu comme une orange ? ».

 

Bleu ? Cela ne vous dit rien ? C’est dans le film Avatar. Cela aurait été complétement hors de propos que de croire qu’on peut peindre le Président des Etats-Unis en bleu. Bien que germanique par ses grands-parents, sa famille n’était pas d’origine prussienne : enduire Donald de bleu aurait été une faute. En revanche, insister sur la couleur Orange n’est pas hors de propos car réellement le visage de Donald Trump est de couleur orange. Pour le reste on ne sait pas. On n’a pas de photos récentes de Trump à cheval, un peu comme on en a de Poutine, torse nu, pectoraux tendus et ventre sous contrôle. C’est un peu dommage car cela ternit la revendication de transparence du président des Etats-Unis. Imaginez un exercice de pensée : le visage orange du Président ne serait que la partie émergée de l’iceberg : tout le reste serait orange partout, de la tête au pied.

 

Les exercices de pensée ne sont jamais innocents : on n’en imagine jamais les conséquences politiques et sociales. Les électeurs américains (républicains) découvriraient qu’ils ont élu un « colored » et non pas un blanc pur sucre. Inévitablement, il leur viendrait à l’esprit qu’ils ont été trompés. Sentiment d’autant plus difficile à supporter que des démocrates ne manqueraient pas de suggérer qu’il ne s’agit pas seulement d’une anomalie génétique mais aussi d’un soin de beauté. Comme certains se font tatouer, d’autres recherchent une sorte d’harmonie esthétique en changeant de couleur, comme on peut se travestir pour une fête déguisée.

 

Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : on peut avoir envie de se travestir sans être pour autant un travesti : le désir d’être orange ne renvoie pas nécessairement à des options sexuelles. La preuve ? Elle est presque évidente mais il faut remonter dans le temps et retrouver les bonnes vieilles publicités, un peu simplettes où on pouvait lire « pschitt orange, pour toi mon ange ». En ces temps-là, la couleur orange n’était pas déviante et renvoyait à des relations dépourvues de violence et de lutte « me-too ».

 

Trump est orange, par choix. Il aurait pu choisir d’être bronzé mais cela l’aurait trop rapproché de Barak : la confusion aurait fait rater la seconde élection. On a vu qu’il ne pouvait pas être bleu. Rouge ? S’il avait, pour faire beau, décidé d’enduire sa peau de rouge ? Pour certains électeurs républicains élire un peau-rouge serait à peu près aussi incongru qu’élire un « black » !

 

Pourquoi Donald Trump n’a-t-il pas tout simplement choisi d’être blanc ?

La réponse est malheureusement tragique : le blanc, c’est la couleur des malades. On ne dit pas « rose comme un linge ». Et les Français savent bien que les roses blanches ne parlent pas du bonheur.

Et de toute évidence, le président Trump est en pleine forme : orange s’imposait donc.

Son chapeau était rond, mais elle n’était pas bretonne

 

Le rôle des pièces de vêtements dans la formulation d’intentions ou de volontés politiques n’est plus à démontrer. En France, pour ne pas aller trop loin, on se souvient encore de l’esprit révolutionnaire du pantalon, nécessaire vêtements pour parader « sans culotte ». L’esprit contre-révolutionnaire, quant à lui, avait trouvé dans les élégances des merveilleuses et des muscadins, un mode d’expression original.

Donc, n’allons pas plus loin, la chose est certaine, les vêtements ne sont pas simplement des assemblages de tissus et autres matières premières, ils peuvent être conçus pour porter des messages comme on a pu dire que si les cheveux sont de l’ordre de la nature, les perruques sont de celui de la culture.

Ces choses étant dites, on pourrait s’en contenter et passer à autre chose, le rôle de la chaussette sur le moral, par exemple. Mais non, il faut un temps s’arrêter sur le chapeau, car il y a une « affaire du chapeau ».

Cette affaire est venue de l’étrange accoutrement de la nouvelle première dame des Etats-Unis pendant la cérémonie d’investiture. Le pékin de base, à défaut d’une promenade dans Washington en carrosse doré comme on aime le faire chez les Windsor, aurait imaginé une tenue éblouissante : quand on est la First Lady des Etats-Unis, peu ou prou, on est la first lady du monde entier. Personne ne serait venu lui reprocher, une tenue lumineuse (elle apporte la lumière au monde), brillante, (elle apporte la richesse au monde) faite de tissus somptueusement œuvrés (elle sublime le travail du monde) etc. Cette tenue qu’elle aurait arborée aurait été une farandole de messages de douceur et de bonheur. Au Président, une noble tenue, austère et sombre, disant la rudesse de la tâche et le poids des responsabilités mondiales, à la first lady, la gaieté et la joie.

Femme, belle par excellence et qui ne manque pas de le montrer. Femme au regard fier et séducteur que ne manquent jamais de consigner les reporters du monde entier, même ceux qui représentent les pays musulmans les plus rigoristes. « Femme ! » Aurait-on envie de s’exclamer ! Femme tout simplement ! Eh bien non ! ce n’est pas comme ça que la first Lady l’a joué. Habillée de sombre, elle s’est faite porte-parole de l’austérité. Et par son chapeau, elle s’est faite messagère de la dureté des temps.

Le chapeau, le message. Puisque dans tout chapeau, il y a un message qui repose, puisque le message d’un chapeau de first Lady ne peut pas être le message d’un chapeau de trottin ou de lavandière, il faut s’interroger :  Observons, analysons, et proposons.

Dans un premier temps, on a remarqué qu’il était parfaitement, géométriquement, rond. Tout dans ce chapeau l’était : le haut, le bas et le milieu. Message d’équilibre et affirmation de rigueur sereine ?  Le chapeau était posé à plat sur le chef de la first lady : pas de petite inclinaison coquine ou amicale, pas de la fantaisie d’une position de guingois. Message du refus de la connivence ou de la complicité. Le chapeau cachait l’essentiel du visage, à commencer par les yeux et rendait tout rapprochement difficile voire impossible avec la first Lady : son président de mari s’étant essayé à un simple baiser n’a pas insisté.

Le chapeau de la first lady disait donc milles chose aux antipodes de la chaleur humaine et de l’empathie universelle. Ce n’était pas un message d’espoir. Sa ressemblance avec le couvre-chef des cavalières espagnoles, le sombrero, renvoyait à une certaine sévérité, à un maintien de soi exigeant et distant.
Etrange message qui ne collait pas avec ce jour de liesse pour le « couple présidentiel ». C’était peut-être un message intime adressé aux femmes du monde :  sachez tenir votre bonhomme à distance !

Pendant que j’écrivais pensif et étonné, un fou rire éclata dans la rue. Des enfants jouaient « à l’investiture » ! Une petite fille incarnait la First Lady. Elle pleurait. Quelqu’un vint pour la consoler. Entre deux sanglots, il entendit : « Ils sont méchants ! Ils disent que mon chapeau, c’est parce que l’opération pour tirer la peau, elle a raté ».

 

 Comprendre les Non Fungible Tokens (NFT) en 20 questions

 

 

 

 

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