Soliloque sur l'art, avril 2025

L'art dans la rue, au musée d'Orsay

 

C’est une exposition passionnante que le musée d’Orsay a organisée. La couverture temporelle est courte puisque tout se joue en un demi-siècle ; mais c’est une sorte de révolution picturale qui est présentée et qui, en tant que telle, dérive vite vers une révolution du regard et du rapport entre le regardeur et l’œuvre qui lui est présentée.

 

Avant de présenter les œuvres, il faut rappeler les conditions de leur exposition. Le principe, tout d’abord, les affiches qui vont être placardées dans toutes les grandes villes du monde, sur les murs, dans les rues, pour cette exposition, à Paris, sont éphémères et quoiqu’il en soit de la qualité de leur conception et de la richesse de leur palette, elles sont vouées à une rapide destruction. Le mauvais temps, les intempéries, le soleil auront rapidement raison d’elles. Mais aussi leurs usages. Ce ne sont pas des œuvres pour durer mais des messages éphémères. Disons le mot : c’est de la publicité et cela va et vient comme toute expression publicitaire. Et comme il s’agit de messages publicitaires, il faut frapper vite et fort.

 

Pourtant, très vite, des collectionneurs s’en saisiront et exposeront chez eux ou en galerie, les objets de leurs passions. Cela tient certainement au fait que les concepteurs des affiches, connaissant la faible durée de vie de leurs œuvres, n’hésitaient pas à transgresser les codes classiques de la représentation, à faire hurler les couleurs, à faire se côtoyer représentation naturaliste et caricatures, à user des principes solides de la peinture et du dessin pour les mettre au service de la promotion des objets et des services.

 

Les affiches émergent des projets politiques initiaux, ceux de la « grande » révolution, de l’Empire, des révolutions de 1830 et de 1860, en tant que moyens de communication de masse. Elles sont essentiellement porteuses de messages, brefs, même si, elles parviennent à occuper l’espace public plus longtemps qu’imaginé. Et, justement, parce qu’ils sont brefs, il est important qu’ils soient forts ; les affiches, hurlent tant par leur taille que par leurs couleurs et la vigueur de leurs injonctions.

L’exposition met en valeur la progression de cette entreprise de communication au fil des décennies ; progression dans les façons de s’exprimer, progression dans les technique de fabrication de l’image, progression dans ce qui doit être représenté… l’utilisation du corps féminin, de sa puissance d’attraction se joint à l’utilisation des couleurs, parfois en à-plats impressionnants d’une seule couleur. Quand, techniquement, il n’était pas possible combiner plus de trois ou quatre couleurs, alors, celles-ci étaient massivement employées et débordaient le cadre « normal » de la représentation artistique « classique ». Enfin, il faut relever que certains types d’affiches n’hésitent à placarder des représentations naturalistes, voire sociales, et à participer au débat politique.

 

Au service de cet art « populaire », de grands, voire de très grands artistes, des peintres comme Toulouse-Lautrec, mais aussi, de très « grands artistes de l’affiche » dont la réputation tenait à celles qu’ils réalisaient. Parmi eux des artistes d’exception : Chéret et Steinlen.

 

 

On retrouvera ces deux artistes ci-dessous 

les grands "affichistes"

Toulouse-Lautrec

Chéret

Mucha

Steinlen

lire sur Steinlen la chronique commentant une exposition au musée de Montmartre sur cet artiste.

 

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